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YIU PREMIERE
MISSION / TEHY/CARA/JMVEE/GUENET
L'ARMEE DES NÉO-DÉCHETS//
base de scénario. 44 planches.
Première planche résume
tout l'enjeu de l'album : voir des mercenaires
techno-armés, et cette voix off de YIU :
Prise d'otage. Le deal est simple. Les mots sont bien choisis.
Clairs.
Précis. Même son putain d'ambassadeur de père
a capté dans la seconde. "Je
détiens votre fille. Si vous me versez 190 000 eurodollar
sous les 48
heures, je la tuerai proprement. Elle ne souffrira pas. Si vous
ne me versez
pas 190 000 eurodollar sous les 48 heures, elle connaitra 72 heures
de
martyr, son corps ne sera qu'une agonie, une plaie vivante jusqu'à
son
dernier souffle. Crédits à verser sur le compte
anonyme etc. etc...
Son putain d'ambassadeur de père paie mes commanditaires.
Je dois la sauver,
l'extraire de cet enfer. Le deal est simple. Il me reste deux
heures.
A travers les neiges. YIU sous un
hélico, elle voit le train de convoi à
travers les glaciers. Sa cible est là dedans. Elle saute
dans le vide,
s'agenouille en boule.
Camera file sur elle, jusqu'à
l'intérieur de sa tête. On voit ce qu'il l'a
amené : sa mère enceinte, besoin d'argent pour accoucher
médicalement d'un
enfant non mort né. S'inscrit pour missions suicides. L'implant
d'une
première mission test pour elle. But : empecher la transaction.
L'enfant est
perdu pour les commanditaires, et pour l'ambassadeur (on ne le
verra pas,
dans l'ombre, cigare, type puant). La mission réussit pour
eux : purger le
monde de ce tueur, ce souilleur. Un point verrouillé pour
les infos ?
Mission de YIU, une NRM (No Return Mission). Voir le message reçu
de la
prise d'otage. Ecrit en Hébreu ancien, déchiffrable
que par de vieux juifs
kabbalistes et faisant référence au SEPHER HA ZOHAR,
le "livre des
splendeurs".
Le commando qui accompagne YIU dans l'hélico sera une aide
précieuse au cas
où.
Retour à YIU en sautant. Un
tir passe à côté, la frôle, et vient
dégommer
l'hélico. YIU se réceptionnant à l'aide de
ses spiders sur le convoi : ok on
fera sans l'aide précieuse.
Tireurs fous sur les toits du convoyeur,
combats, elle en jette un dans le
vide, défait un sac à dos qu'elle envoie aussitôt
dans la même direction,
duquel sort une sorte de méduse-robotisée avec des
pointes médicales, et
elle s'attaque au second tireur fou, qui lui donne plus de fil
à retordre.
En même temps le robot a rejoint le premier cadavre, et
commence - sous les
ordres de YIU (micro)- a pratiquer une sorte d'autopsie, de recherche
d'éléments. Parllèle entre ces découvertes
d'indices et les combats de YIU.
YIU balance le second tireur devant
le wagon, ce dernier percute une vitre
et est expédié dedans. YIU saute vers le vide, et
avec la vitesse du
train-convoi, rentre dedans. Achève son combat avec le
tireur fou.
Découvrira qu'il a un bras prothèse.
On informe le grand méchant
que quelqu'un vient à l'intérieur, vient de
s'infiltrer. Voir la gamine attachée, un peu boulotte.
Phrase du grand
méchant comme quoi il l'envie, il envie toutes ces années
qu'elle a passé.
En parallèle donc, l'allié
robotisé qui découpe, informe YIU que le type à
de nombreuses cicatrises corporelles, et deux jambes synthétiques.
Ainsi
qu'un tatouage bien précis (définir le tatouage,
représentatif de l'armée en
devenir). En parallèle interroge les banques de données
parallèles,
recherches d'info.
YIU devra avoir quelques soucis dans
le convoi, ennemi. YIU, puce dans son
implant qui va fouiller dans des fichiers parallèles moins
accessibles,
banque d'info cachés des services commanditaires. Elle
en apprend plus sur
le premier tireur jeté : c'est un "déchet classe
C", issu de la médico-bank
de clones. Les médi-clones première génération,
banques d'organes des plus
riches. Des embryons élevés en culture parallèles,
qui suivent la même
croissance, et qui sont le stock d'organes en attente en cas de
nécessité.
Parallèle avec le despote,
le méchant, et un compte à rebours. Le méchant
parle de ses frères, qui comme lui, n'ont jamais connu
le sein d'une mère,
le geste affectueux et protecteur d'un père, le regard
chaud d'un parent,
d'un frère, l'envoutant sourire d'une soeur.
Quand YIU a toutes ses infos sur
le tireur mort, elle ordonne au robot :
j'ai tout ce qu'il me faut, merci. Autodestruction.
Et dans la seconde le robot s'exécute (tiens, jeux de mot).
Certains de ces individus ont réussis
à se rebeller (images, pendant une
amputation, "la banque d'organe humaine" se saisit de
la tete d'un toubib,
qui fracture), ils se sont organisés, ont revendiqués
le droit à la vie.
Avoir une vie, tout simplement. Pas un leurre de vie enfermé
sous verre et
endormi par les anthalgiques et les etc...
Ces individus évadés, se sont regroupés,
se sont octroyés le droit de vie,
et ont disparus dans la nature quelques années... Introuvables.
Dès lors, les nouvelles générations de médi-clones
ont prudemment évolués
vers des "humains segmentés" (voir visuels de
corps sans tête). Fréquemment,
des attentats anonymes visant à détruire ces bank
se sont perpétués. Puis
ont été revendiqués par les AND (Armée
des Néo-Déchets), souhaitant délivrer
leurs frères de leur vie de souffrance.
Les bank d'organes restantes sont
devenus surprotégés par les
multimillionnaire avides de se préserver un futur confortable.
Tel que
l'ambassadeur.
En fait, on découvre que le tueur est le médi-clone
de l'ambassadeur. Son
organo-frère. Le tueur a un oeil en moins, des cicatrices
sur le corps, des
cheveux manquants, etc... "Nous sommes plus bas que les pires
Prostituées de
l'ancienne Babylone, nous offrons notre corps en échange
d'un droit qu'on ne
nous reconnais même pas, celui à la vie.
Il réclame l'argent pour monter les prémices d'un
état guerrier indépendant,
élever une armée capable de délivrer tous
leurs freres les amputés qui
dorment dans les citernes surprotégés, les chambres
froides cryogénisés, les
anti chambre de la pire des morts, celle qui n'a même pas
été précédée de
vie. Un simple droit à la vie, le droit que réclame
chaque organisme vivant.
" Ne sommes nous pas doués de pensées ? La
chair qui court sur notre peau
saigne et abrite un coeur qui ne bat pas à un rythme différent
du votre...
Touche... TOUCHE..."
Faire YIU qui arrivera ou sera prise.
Le convoi se rapprochera du lieu de
rendez vous de la transaction "fictive", ou des miliciens
de l'ambassadeur
se préparent à anéantir le convoi. Plus que
quelques mn avant l'espiration
de la fin du compte à rebours. Eventuellement une partie
de wagon est en
fait un long hélico qui décolle et tire sur les
miliciens. Certains très
offensifs sont projetés par dessous et pénètrent
à l'intérieur dans des
sortes de capsules métals.
YIU réussira a délivrer la fille, mais instant d'hésitation
à tuer l'ennemi,
comprenant la pureté de sa volonté de vivre. Et
qu'une bombe à son coeur le
rattache à la vie de la fille, si son cour cesse de battre,
quelque chose
d'implanté dans la fille se deploie et la détruit
de l'intérieur, des pics
d'acier sortent d'elle en étoile. Mais le commando arrivant
tuera l'ennemi.
YIU hurlera, saura que c'est idiot, la fille est condamnée.
L'hélico convoi
se crashera au sol.
Dernies mots du méchant : "Pour moi aujourd'hui est
une victoire... J'ai...
J'ai..." Et la fin il l'écrit en Hébreu sur
une feuille... Avant de
s'éteindre. Violemment, la fille otage est détruite
de l'intérieur. YIU
abattue. Des hommes qui arrivent. Le père ambassadeur.
YIU prend le mot.
Plus tard, les crédits seront
versés. Ma mère sera acceptée au Jerusalem
Hospital, et une naissance difficile aura lieu. Un enfant apparaitra.
Déficient, mais en vie. Mais ceci est une autre histoire.
- Souris à ton petit Frère, petite YIU... Il s'appelle...
JI-A...
- Bienvenu dans ce sale monde, petit JI-A.
C'était ma toute première
mission. Elle me laisse un gout amer dans la
bouche, et des images, qui ne me quitteront plus... Apprendre
à être plus
froide, me détacher de tout ça... J'ai fait analyser
l'alphabet Hébreux.
J'ai lu les mots, un à un... Les derniers mots d'une vie
qu'on rejette du
pied. "Pour moi aujourd'hui est une victoire. Rien de cela
n'aura été vain.
Mes actes... Auront délivrés... Une des notres."
_ Je crois comprendre...
YIU serre dans ses bras le petit
JI-A.
L'ambassadeur et sa femme qui est
dans une grande bank d'organe. On lui
amène sa fille clone.
"Viens. Pour toi j'aurai de l'amour... Beaucoup d'amour...
La mère :
"Oh tu seras notre fille, on a tellement d'amour à
donner... tellement...
Ils la serrent dans leurs bras. Caméra
monte, se déplace dans les couloirs
jusqu'à une derniere et grande image, des milliers de médi-clones,
des
colonnes entières de mutilés qui dorment là,
enfermé, d'un sommeil sans vie.
Fin du tome.
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